L'AFP nous donne des nouvelles de nos collègues du Sénat...

Publié le par USCP UNSA AN

Sénat : A quand un pacte social pour les collaborateurs parlementaires ? Un syndicat des collaborateurs parlementaires dénonce leur situation

PARIS, 25 novembre 2009 (AFP) - L'Union syndicale des collaborateurs parlementaires USCP-UNSA du Sénat a dénoncé mercredi, dans un communiqué, leurs conditions de travail et réclamé un "statut professionnel pour ce métier". 

"Jeudi, le président du Sénat, ancien ministre du Travail, lance un nouveau Pacte social pour la France, en présence du secrétaire général de la CFDT, de la présidente du Medef et de nombreux experts, pourtant, le Sénat ne reconnait toujours pas, en son sein, de droits collectifs aux collaborateurs parlementaires!", s'indigne le syndicat dans un communiqué. "Alors que les intérêts des sénateurs employeurs sont mutualisés, ceux des salariés restent individualisés et précaires", ajoute-t-il.

Pour ce syndicat, "cette carence a des conséquences regrettables pour leurs carrières et conditions de travail, à tous les niveaux : salaires, retraites, mutuelle, logement, heures supplémentaires, précarité des contrats, licenciement, frais de fonctionnement".
Il "déplore l'absence de statut professionnel pour ce métier" et demande "la reconnaissance des droits syndicaux et la mise en place d'une convention collective pour faire vivre, enfin, le pacte social au Sénat".

Les collaborateurs parlementaires sont constitués d'environ 950 assistants parlementaires et d'une bonne centaine de collaborateurs auprès des groupes politiques, a-t-on appris de source parlementaire.

Les assistants sont payés par les élus sur la base d'une enveloppe spéciale mise à leur disposition. Ils sont contractuels de droit privé, alignés sur le statut des très petites entreprises et ne disposent pas de droits collectifs.

Au Sénat, l'USCP-UNSA est le seul syndicat de ces collaborateurs qui ont également deux associations, l'une proche de la gauche et l'autre de la droite.

 

Publié dans Revue de presse

Commenter cet article