Nouvelles brèves à J - 2 du 1er tour...

Publié le par USCP UNSA AN

Les « présidentiables » s’intéressent au statut des collaborateurs politiques. Nous avons adressé aux différents candidats à l’élection présidentielle, avec nos collègues du Sénat, un courrier sur le statut des collaborateurs politiques.
Nous avons reçu une réponse écrite de Ségolène Royal et de José Bové et une proposition de rendez-vous de la part de l’équipe de campagne de Nicolas Sarkozy et de Yves Détraigne, responsable de ces questions auprès de François Bayrou…
Nous vous donnerons des nouvelles de ces échanges la semaine prochaine.

Indiscrétion : Quelque soit la majorité parlementaire qui sortira des urnes en juin prochain, ce seront 1.000 collaborateurs au minimum qui seront licenciés. Les services de l’Assemblée se préparent à dégraisser massivement et à jeter à l’ANPE les assistants des députés ne se représentant pas ou ayant été battus !
Avec quels mots les « députés-employeurs » fustigeront-ils ces « patrons-voyous » qui n’ont prévu aucun plan de licenciement ? Devrons-nous nous enchaîner aux grilles de l’Assemblée, nous mettre en grève de la faim… pour obtenir des mesures d’encadrement sérieuses de ces licenciements ?

12e législature, suite et fin... Dernier rendez-vous annuel avec les Questeurs : mardi 24 avril... et ultime occasion de construire un statut des collaborateurs parlementaires... Nous pensons que les améliorations accordées sous cette législature, possible statut cadre et prime d'ancienneté (calculée tous les deux ans et demi !) ne rattrapent que très modestement la précarité et la flexibilité liées à nos fonctions... Nous nous sommes mis d'accord avec l'ensemble des organisations (AFCP et CCAP) sur un cahier des charges commun aux organisations de collaborateurs.
Vos suggestions, encouragements et recommandations sont les bienvenues.

Le Canard déchainé ! « Chambre des dépités : Ils ne sont pas plus de huit pour le moment (sept bossent pour des députés UMP ou PS, le huitième pour un élu PC), Mais ils sont convaincus que, la conjoncture aidant, bien sûr, leur mouvement ne peut que s’étendre. Huit assistants parlementaires viennent dans un manifeste « transpolitique » de réclamer — exploiteurs de députés — d’être « rémunérés sur la base du salaire des chauffeurs » du Palais bourbon, soit 2 400 € net par mois (« salaire de départ » règlementairement fixé par les services de l’Assemblée).
Un revenu dont nos assistants (bac + 5 pour la plus part, et bien plus de 35 heures hebdomadaires), soumis au bon vouloir de leurs parlementaires respectifs, sont souvent loin encore : la moitié (46% ne dépassent pas les 2.000 € net mensuels, quand ils y parviennent, et 11% seulement franchissent la barre de 2.900 €. Du prolétariat parlementaire, ou tout comme. Et à la veille de rentrer dans « l’excellence du mérite » chère à Sarko. Et à Ségo !
« La vérité est que PS et UMP refusent systématiquement d’établir un statut du collaborateur parlementaire » râle un des huit protestataires. On se disait bien : encore un mouvement social qui va profiter à Bayrou ». Le Canard Enchaîné du 18 avril 2007

L’USCP en rêve, les collectivités territoriales le font : les députés ont reçu le document « Bilans sociaux 2003, Synthèse nationale des rapports sur l’état des collectivités territoriales », édité par le CNFPT — Centre nationale de la fonction publique territoriale. Cette 4e édition du bilan, aborde les effectifs, le statut, la parité, la formation… des 1 613 114 agents de la fonction publique territoriale.
Ce qui est possible pour l’ensemble des institutions territoriales françaises (mairies, conseils généraux et régionaux…) doit être réalisé pour le Parlement. C’est la raison pour laquelle nous (re)demandons la publication du bilan social annuel de l’Assemblée nationale et du Sénat.

Nouvelle condamnation d’un député à la suite du licenciement abusif de sa collaboratrice parlementaire : M. Philippe Cochet, député UMP, a été condamné en janvier dernier par le Conseil de Prud’hommes de Lyon à 6.500 € de dommages et intérêts pour le licenciement abusif de sa collaboratrice Maud Guerrini en octobre 2005. Le député a fait appel de la décision. D’après Lyon Mag et Le Progrès
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Publié dans Brève

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OG 25/04/2007 22:30

Merci pour ces informations, très instructives.

Sylvie 20/04/2007 15:53

Pourrais-je obtenir les courriers de Ségolène Royal et de José Bové ?