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Publié le par USCP UNSA AN

Chômage à l'Assemblée nationale : députés choyés, collaborateurs délaissés

Le Canard enchaîné : Le gros lot des battus
Jean-Louis Debré a vraiment bon coeur. Juste avant de quitter, fin février, la présidence de l'Assemblée pour celle du Conseil constitutionnel, il a décidé de soigner les députés battus devenus chômeurs en juin prochain. Ceux de 2002 — une trentaine avaient continué de bénéficier durant un semestre de leur indemnité de député (5 800 €). Juste le temps de retrouver du boulot. Grand seigneur avec l'argent de l'Assemblée, le député de l'Eure a décidé de faire passer le nombre de semestre de un à dix ! Soit cinq ans. Autrement dit, un député battu en juin prochain et qui se retrouverait inscrit à l'ANPE verrait son traitement prolongé durant toute la prochaine législature ! Mais que les battus ne se réjouissent pas trop vite : ils percevront leur solde de manière dégressive. Exemple : en juin 2012, un député touchera 20% de son traitement soit un peu plus de 1 000 euros.
C'est toujours mieux que le RMI, merci Jean-Louis...
Mercredi 7 février 2007 page 3
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Le Monde : Quand les salariés font carrière... dans la politique
...Pour tenter de l'atténuer, et de pallier ansi les risques de chômage du député en fin de mandat, l'Assemblée nationale a adopté, en 2003, un dispositif plus protecteur. Tout député non réélu pourra percevoir l'intégralité de son indemnité parlementaire (6.892 euros brut) durant six mois. Pendant quatre ans et demi, ensuite, il touchera une indemnité dégressive et différentielle. En juillet 2002, ils étaient 79 a avoir « pointé » au dispositif précédent qui était moins avantageux.
Luc Peillon Mardi 6 février 2007 — page VIII Économie

[NDR : A part un récent courrier-circulaire adressé à l'ensemble des « députés-employeurs » et suggérant un possible bilan de compétence des collaborateurs parlementaires... nous sommes très loin des conditions normales de licenciement (indemnité transactionnelle, plan de reconversion...) des collaborateurs lors des prochaines élections législatives. 700 collègues avaient été licenciés à l'issu des élections de 2002...
Que « les députés-chômeurs » bénéficient d'une indemnité n'est pas notre problème (même si le montant et la durée paraissent extraordinaires au droit commun), mais que dans le même temps, leurs collaborateurs soient sauvagement jetés à l'ANPE sans plan de licenciement est insuportable et indécent.]
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Publié dans Revue de presse

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