Communiqué de presse du 2 juillet 2009

Publié le par USCP UNSA AN

Un député gravement accidenté devant l'Assemblée nationale :
cet accident de trop, doit être l'occasion de mesures sérieuses et immédiates


Hier, en milieu d'après-midi, Jean Grellier, député socialiste des Deux-Sèvres à été fauché par un scooter, en sortant de son bureau de l'Assemblée nationale au 101 rue de l'Université, tandis qu'il empruntait le passage piéton. Les deux blessés ont été pris en charge d'abord par les pompiers et le médecin de l'Assemblée nationale puis par le SAMU de Paris. L'extrême brutalité de la collision et les premiers soins sur place ont nécessité le blocage de la circulation pendant plus d'une heure.

Après d'autres drames liés à la vitesse excessive des véhicules motorisés et au grand nombre de personnes circulant dans le périmètre de l'Assemblée nationale et du Quai d'Orsay — rappelons ici l'accident de Pervenche Berès qui avait manqué lui couter la vie en 1995 — l'USCP, Union syndicale des collaborateurs parlementaires demande que des mesures immédiates et sérieuses soient prises pour garantir la sécurité des personnels lors de leurs déplacements dans le périmètre de l'Assemblée nationale.

L'accident dont a été victime ce député aurait tout aussi bien pu concerner l'un des 1 200 fonctionnaires, ou des 800 collaborateurs de député, ou un des nombreux visiteurs journaliers que reçoit cette institution.

En effet, si la sécurité des bâtiments et des personnes à l'intérieur de l'Assemblée est visiblement bien prise en compte par les nombreux gendarmes placés aux différentes entrées du Palais Bourbon et des annexes, ces derniers n'ont pas la possibilité de verbaliser les véhicules roulant à des vitesses excessives et dépassant allègrement la limitation à 30 km/h en vigueur dans ce périmètre. De la même façon, l'emprise de chantier mitoyenne du 101 rue de l'Université, privant les piétons d'un trottoir et les véhicules d'une voie de circulation, s'éternise et pourrait être l'une des causes de l'accident.

Les autorités politiques et administratives de l'Assemblée doivent donc prendre toutes les mesures permettant de garantir la sécurité des personnes. Des opérations de contrôle de vitesse doivent être mises en place dès à présent et les voitures officielles devront donner l'exemple de vitesses compatibles avec la sécurité de tous. Un radar fixe, comme dans d'autres zones de la capitale, pourrait par exemple être installé sur une des voies les plus accidentogènes de ce périmètre.

Contact
Jean-François Cassant : 06 09 89 30 80

[NDR : Nous souhaitons naturellement le meilleur rétablissement possible à Jean Grellier [NDR2 : Nous t'aimons !] et au conducteur du scooter.]

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